Accueil Suivre nos aventuresLe carnet de voyage Carnet de voyage Sri Lanka (1ère partie): épices, encens et la queue du paon de Ceylan

Carnet de voyage Sri Lanka (1ère partie): épices, encens et la queue du paon de Ceylan

par Anne
Sri Lanka

(du 14 juin au 13 juillet 2016)

Galle la Paisible

Nous voilà débarqués à l’aéroport pour la dernière étape de cette année de voyage.

Et oui, ce séjour au Sri Lanka revêt une saveur particulière puisque nous clôturons notre périple autour du monde avec la visite de ce petit caillou baigné par les eaux de l’océan indien, situé à l’entrée de la baie du Bengale, à l’est de l’Inde. Pour la petite histoire, nous avions hésité entre le Sri Lanka et la Mongolie pour cette dernière étape… Mais la promesse d’une escale qui allie nature, culture et gastronomie (la soupe aux yeux de bœuf des steppes mongoles, comment dire ?…) nous a paru plus attrayante.

Nous n’avons qu’une connaissance très limitée de ce pays. Depuis des millénaires, l’île de Taprobane, puis de Ceylan, vit au rythme des royaumes et des colonisations successifs, chaque période laissant de belles traces archéologiques derrière elle qui font le bonheur des touristes. Cela en ferait presque oublier que la guerre civile entre les deux communautés rivales, les cinghalais et les tamouls, a fait rage pendant plus de 35 ans. Une guerre qui a cessé il y a seulement 7 ans, à la mort du chef des tigres tamouls, laissant le pays isolé et affaibli. Cela ferait aussi oublier que le tsunami de 2004 est venu frapper aux portes de l’île, sur l’ensemble des côtes est, sud, et sud-ouest, faisant du Sri Lanka le deuxième pays le plus touché par la catastrophe. Malgré tout, l’île respire un côté paisible, comme si elle avait tourné la page et qu’elle ne pensait plus qu’à son avenir qu’on lui souhaite radieux et serein. On veut y croire, alors que le budget d’armement n’a pas baissé depuis 2009 à la fin de la guerre civile…

Nous réalisons bien vite que sur cette toute petite île de l’océan indien, nous avons mille choses à découvrir. Rien n’est unique : un patrimoine culturel et historique multiple, une histoire mouvementée, une société plurielle. Pour preuve le brassage ethnique et religieux de la population : deux communautés qui se côtoient, les cinghalais, majoritaires et bien présents au gouvernement, et les tamouls situés surtout dans le nord ; trois langues officielles, le cinghalais, le tamoul et l’anglais comme langue de liaison, et quatre religions principales, l’hindouisme, le bouddhisme, l’islam, et le catholicisme.

Nous atterrissons à Negombo, sur la côte ouest. A cette époque de l’année, ce pan de l’île est soumis aux caprices saisonniers de la mousson. Nous sommes surpris par l’air moite et humide. Les gens ont le regard ombrageux et la peau sombre, un accent britannique qui roule comme des billes. Les noms des villes ou des personnes sont géants et imprononçables. Nous prenons directement une voiture pour relier Negombo à Galle, à 120 km au sud de l’île, distance que nous effectuons en deux heures de route. Le temps hésite sans cesse entre pluie et soleil. Au bord de la route défilent des champs et des bosquets, une végétation abondante, verte et complexe qui s’abreuve de pluie de mousson.

Successivement fortifiée par les portugais puis les néerlandais au XVI et XVIIème siècles, Galle est une petite ville dont le cœur est ceint de remparts. Intra muros, de jolis bâtiments relativement bas sont collés les uns aux autres et longent de petites ruelles calmes. Aux façades s’accrochent des volets de bois à la teinte passée, défraîchie par la lumière du soleil. De petits patios couverts retiennent un peu de fraîcheur devant les maisons. Par endroits l’humidité laisse de longues traînées sombres sur les murs, comme un motif peint. Le cœur de la ville est empreint d’un charme désuet que les murs cachent en de petites cours tranquilles ombrées et abritées. On peut se balader sur les remparts. La promenade longe l’océan et l’on y croise des écureuils et des singes, tout en bénéficiant d’une belle vue sur la cité. De courts clochers percent la ligne d’horizon. L’océan laiteux, épais et opaque, gronde derrière les murs. A la pointe sud, juste à côté de la mosquée, surplombant l’océan mouvant, se trouve le joli petit phare, vieillot et un brin décati, à l’image de la ville sur laquelle il veille de son air charmant. Vaillant, il est resté debout malgré les vagues du tsunami. La nuit, il tourne autour de lui-même en répandant sa lueur dans les brumes du ciel.

Ce qui nous frappe très vite, à Galle et partout ailleurs au Sri Lanka, c’est cette grande amabilité, cette politesse courtoise qui rend l’accueil local vraiment sympathique. Les sourires sont donnés généreusement par les habitants, francs et lumineux, les yeux sourient aussi, et souvent, s’accompagnent d’une phrase de salutation « Hello Sir, Hello Ma’am ! How is your day today ? ». Le Sri Lanka est aussi le pays où nous irons très souvent à l’hôpital… Quand je me pseudo-casse l’orteil contre un plot en béton, le chauffeur de tuk-tuk, le serveur du resto, la patronne de la guesthouse, tout le monde s’en soucie et semble désolé pour moi, vraiment, faisant preuve d’une bienveillance amicale qui me touche. A l’hôpital, les infirmières tout de blanc vêtues, avec leur petite coiffe et leurs grandes chaussettes blanches, paraissent surgir d’un autre temps, d’une autre époque. Arumi, la jeune infirmière qui m’escorte semble n’avoir pas 16 ans. Elle ne parle pas anglais mais m’emmène d’un service à l’autre avec une grâce timide et révérente, comme si sa vie en dépendait. La radio dément la fracture que la couleur bleutée de mon gros orteil laissait pourtant présager…

Après quelques jours d’acclimatation au rythme lent sri-lankais, nous voici en route pour Tissamarahama et plus précisément pour le parc Yala, une réserve nationale dans laquelle on peut voir des animaux sauvages en liberté, lors de safaris, une des activités les plus inattendues pour nous au Sri Lanka.  Le trajet est long. On patiente pendant trois longues heures pour prendre notre bus et nous enchaînons avec quatre heures de route le long du littoral bordé de magnifiques plages dorées. La végétation est extrêmement dense le long de la route. Les villages sont serrés mais ne gênent aucunement la conduite sportive sur une deux-voies revisitée en trois-voies par les conducteurs locaux. Encore heureux, un bouddha en plastique veille sur notre chauffeur de bus, on a confiance. On traverse des gares routières noires de monde, pleines de bus, pleines de chiens, pleines de poussière. On s’entasse dans le bus, ça n’en finit jamais. Tant que tu paies, tu rentres. Alors on se pousse, et on essaie de se faire une place pas trop inconfortable pour les heures qui nous séparent de notre destination. la chaleur est écrasante, mais il n’y a pas de clim’, les fenêtres laissent passer l’air chaud en vagues je laisse mon regard s’échapper dans le courant d’air.

Piété et safari, le doublé gagnant de « Tissa »

A Tissamarahama (« Tissa » donc), Shashi, la fille du propriétaire de notre guesthouse nous emmène au temple deux soirs de suite pour suivre avec sa famille la Perahera (la procession) qui se déroule tous les ans à la pleine lune de mai. C’est l’occasion d’une grande fête bouddhiste pendant laquelle la relique du Bouddha est exhibée. Nous ne voulons manquer ça pour rien au monde ! Sous la coupe attentionnée de Shashi, nous arrivons au pied du dagoba, un dôme d’une blancheur éclatante tout éclairé. Tous les habitants sont venus en famille dans leurs habits de fête d’un blanc immaculé. Dans l’obscurité, les lampions des guirlandes éclairent le chemin jusqu’au dagoba enluminé. Un petit sanctuaire permet de déposer des offrandes et des cierges qui répandent une lumière douce au pied du temple. Près du dagoba, la statue de Bouddha est couverte de fleurs fraîches. Assis dans l’herbe, nous patientons plus d’une heure dans des positions inconfortables. Le début des festivités est calculé en fonction de l’heure astrale, nous dit-on, ce qui semble expliquer l’attente si longue, car personne ne sait vraiment quand ça va commencer. Alors j’observe la foule nombreuse massée au pied du dagoba et qui attend, docile. Admirative, je me surprends à regarder ces vieilles personnes se prosterner avec souplesse, et ces mamies assises sur leurs talons sans la moindre difficulté alors que mon corps d’européenne n’est que raideur et douleur, et que l’attente me paraît infinie. Enfin, la procession débute, évoluent devant nous des garçons qui cinglent l’air avec de grands fouets, des jongleurs de roues en feu, des porte-drapeaux, des musiciens, des danseurs au regard perçant, tout de grâce et de force, et des éléphants entravés par de lourdes chaînes et parés de somptueux manteaux. Enfin, Sous une ombrelle d’or, la relique du Bouddha avance. Alors que la dévotion des fidèles se fait plus palpable, nous l’apercevons enfin, lourde forme oblongue couvée par les moines, objet de toute l’attention pieuse de la foule, la reine de la fête. Mais de loin, je lui préfère le spectacle de la procession qui est bel et bien le plus impressionnant.

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Le lendemain, c’est le moment de se lever aux aurores pour se rendre en safari dans le parc national de Yala. Ça ressemble à l’Afrique, un très beau décor de savane avec des points d’eau frais et verdoyants et des pistes poussiéreuses. Au loin, on aperçoit la cime des arbres qui doit offrir suffisamment d’ombre aux animaux. Des lacs couverts de lotus, des rochers gris et lisses. et le sol sec et sableux. Le parc longe la mer, on l’entend non loin, on voit aussi le sable comme du sucre brun et les rouleaux de l’océan indien. Oh bien sûr, nous ne sommes pas seuls, mais malgré tout, le parc est assez grand pour ne pas qu’on se « roule » dessus. Le jour se lève sur la savane, les animaux s’éveillent et se dirigent vers les points d’eau. A bord d’une jeep rehaussée, nous observons tout un tas d’oiseaux, aigrettes, grues, hérons, un toucan, un coq de bruyère, emblème du pays, des paons… Et des animaux plus gros : des buffles aux longues cornes courbées en lune, des mangoustes, des crocodiles, des biches et des daims. Nous guettons le léopard qui se tapit dans les herbes hautes. Soudain nous avons la vision surréaliste d’un troupeau d’éléphants dans un champ de nénuphars et de lotus en fleur, massifs, immenses. La magie de la vie sauvage opère, toute cette vie qui évolue sans même faire attention à l’homme.

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Où l’on réalise que le Sri Lanka n’est pas plat…

C’est reparti pour un trajet de 3 heures en bus local, bondé, of course ! Et quel bus ! La décoration intérieure est élaborée, avec de belles peintures au plafond, plein de bouddhas en plastique et des guirlandes clignotantes…. Plus kitsch, ça n’existe pas ! On s’entasse et j’arrive à avoir une place assise avec Anatole sur mes genoux. Ma voisine m’offre du thé, le type à côté de Fabrice lui fait la conversation en chuchotant ce qui ne lui simplifie pas la compréhension, un autre gars debout à côté de Lucie, debout elle aussi, lui donne de grands coups de coude…. Heureusement le trajet n’est pas long, juste une heure avant de changer de bus pour filer dans les montagnes, à un chouilla plus de 1000 mètres d’altitude. Ça tortillonne pour monter jusque là, entre les ravins profonds et les montagnes escarpées. Nous arrivons à Ella, une bourgade sans véritable charme. Le long de la route principale, des maisons s’étalent de part et d’autre. En s’éloignant un peu des habitations, soudain, le panorama s’ouvre comme un rideau de théâtre. Nous sommes conquis par la vue sur le Little Adam’s peak, Ella’s rock et Ella’s gap. De notre hôtel, on surplombe cette vue époustouflante, on est suspendu au vide, le pic est bordé de falaises qui donnent sur les plantations de thé bien ordonnées dont les feuilles vernies reflètent la lumière. En face, l’imposant Ella’s rock nous observe de tout son séant et projette son ombre massive sur la plaine en contrebas.

Après Ella, nous prenons cette fois-ci le train pour effectuer le voyage jusqu’à Haputale (1500 m d’altitude). La vue est sidérante depuis notre wagon, les paysages magnifiques de plaines, de précipices, de cascades, de champs, de plantations, de bosquets, de bois et de villages qui se succèdent les uns après les autres, toujours plus beaux, plus incroyables. Le train poussif cahote entre les dénivelés. On voyage à l’air libre, fenêtres et portes ouvertes, avec un sentiment de liberté très fort. Les enfants n’en reviennent pas.  Seuls les touristes s’enferment dans le wagon de tête, le wagon « panoramique », avec la clim. Nous sommes dans la 2nde classe, avec d’autres voyageurs et des sri-lankais qui engagent facilement la conversation. La 3ème classe est bondée. Certains s’assoient sur le marchepied de la porte, comme ces ados qui s’amusent à se faire peur en hurlant dès que l’on passe dans un tunnel, version plus vraie que nature du train fantôme de la foire du Trône.

Haputale est une petite ville accrochée à la crête d’une montagne. L’endroit est calme et reposant. Il offre une image très authentique du Sri-Lanka rural, avec son marché le long de la route, sa gare microscopique, ses échoppes et ses tuk-tuks. Le Béthel rouge qui tache les lèvres et la bouche des hommes qui le mâchent avant de le cracher par terre fait des marques rouge sang sur le trottoir. Des deux côtés, sur les versants du village dégoulinent des champs et des plantations de thé. Les pentes escarpées sont couvertes de buissons ras et denses aux feuilles d’un vert vif presque jaune. Des reliefs bleutés planent au dessus de la plaine longue parsemée de lacs et d’étangs qui s’étend à perte de vue. Notre hôtel est encore plus haut, entouré de théiers, près d’un hameau de cueilleurs, un village tamoul taiseux et peu souriant. Il semble que les nuages peuvent nous avaler, ces nuages qui s’effilochent en courant dans le ciel et nous recouvrent d’un voile gris et humide avec lequel le soleil et la pluie s’amusent. Hashan, le patron de l’hôtel nous fait part d’un dicton à propos de la météo :  « Weather is like a young girl’s heart, always changing… ».

Nous nous rendons au village le soir, car c’est encore la fête ici. Une lanterne sortie d’une autre époque est installée devant le temple, elle tourne sur elle-même, envoûtante, dans un flot de musique assourdissant. On nous offre un thé et du gâteau, puis nous assistons à un spectacle dans la cour de l’école, un concours de chants, de danses et autres réjouissances de kermesse. La chorale des mamans avec la sono qui crépite, les rideaux qui ferment mal, les bancs de guingois, l’effusion et l’ennui, vaut tous les spectacles hollywoodiens du monde, et les gens d’ici qui le savent bien se poussent pour nous faire une belle place…

Le lendemain, nous montons une route étroite et brinquebalante qui serpente entre les villages pour atteindre dix kilomètres plus loin Lipton’s seat, certes un endroit fréquenté des touristes mais pour cause, la vue y est superbe ! De cet endroit, on bénéficie de très belles perspectives sur les plantations et les plaines, le tout dans une atmosphère encore une fois ultra-paisible. En y montant, on croise des cueilleuses qui, avec gentillesse, prennent le temps de nous saluer avec le sourire. Elles s’arrêtent de travailler pour nous demander d’où l’on vient, montrer les feuilles de thé aux enfants et poser de bon cœur pour la photo. Nous ne restons pas longtemps pour ne pas les retarder dans leur tâche. On apprend que ce sont des femmes tamoules, cette communauté perçue comme étant dure à la tâche, se collant le sale boulot de la récolte, hommes et femmes confondus, mais pas ensemble dans les champs. Une journée de cueillette représente 20kg de feuilles à récolter pour un salaire de 560 roupies.

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Nous reprenons encore un train d’un autre temps, cette fois-ci direction Nuwara Eliya, le bout du monde sri-lankais. Nous traversons beaucoup de gares, petites stations de province au charme intègre, avec leurs panneaux d’information en bois verni, leurs bancs polis et leurs guichets d’une lenteur maladive. Le train est bondé, la conduite poussive et molle, et dans ce lent mouvement du voyageur, une fois encore, mes pensées fuient les rails, décampent dans la nature, s’enfonçant prestement dans la végétation épaisse où elles s’égarent pour toujours.

Les très beaux paysages que nous traversons sont couverts de théiers. On croise aussi des cascades, des forêts d’eucalyptus, des pins, on monte lentement en altitude, les nuages deviennent plus épais et les températures chutent. On arrive à Nanu Oya à quelques kilomètres de Nuwara Eliya.

Nuwara Eliya, c’est le Sri lanka auquel on ne s’attend pas. Celui des montagnes, du froid, du choc thermique et de la colonisation britannique. ville de contrastes où on a l’impression d’avoir quitté Ceylan pour l’arrière-pays écossais. Les gens sont en bottes-bonnets-gants et on comprend vite pourquoi ! Certains sont malgré tout pieds nus, allez savoir…

Nous passons devant l’improbable hippodrome où des chevaux broutent paisiblement en attendant la saison des courses hippiques. Nous flânons au marché aux fruits et légumes, coincé entre deux petites ruelles, que les oiseaux envahissent en piochant de leur bec les grains des sacs de riz.  Nous humons dans l’air la feuille de curry,  la cardamome et tant d’autres épices. Nous errons dans le petit supermarché Cargyll’s  qui nous surprend avec son parquet qui grince et qui sent l’encaustique, sa pharmacie et son débit de boisson marqueté. Nous nous arrêtons dans les magasins de sarees, lokmee, et autres sarongs aux couleurs chatoyantes. Nous essayons de compter les innombrables tuk-tuks de la ville. Nous admirons les camions de grumes vintage à force d’être hors d’âge.

Nous buvons un thé au club Grand hill, là où l’Angleterre s’invite, où l’on boit sa cup of tea calé dans un gros canapé au coin du feu, sous l’œil d’une jeune Elisabeth II qui trône dans un cadre doré posé sur la cheminée.

Le but du jeu était de nous rendre à Horton Plains depuis Nuwara Eliya. Il faut compter une heure de route pour rejoindre l’entrée du parc, mais… il pleut d’une bruine qui n’a rien à envier au climat britannique, le vent balaie les gouttes et les met à la verticale, cinglant le visage comme des coups d’aiguilles. On se croirait dans un paysage digne des hauts de Hurlevent ! Nous capitulons devant l’entrée du parc, la balade d’une heure et la vue dégagée nous paraissent fortement improbables par ce temps. Nous visitons une ferme, histoire de justifier notre déplacement jusqu’ici à une heure si matinale, pour faire diversion auprès des enfants. A nous veaux, vaches, cochons, lapins et chèvres… et yaourts fermiers en dégustation !



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